LANCEMENT DU DVD
LES COULEURS DE MON PÈRE : UN PORTRAIT DE SAM BORENSTEIN

VERNISSAGE de LA RÉTROSPECTIVE DE SAM BORENSTEIN
Au Musée des beaux-arts de Montréal, le 28 juin

LA RÉTROSPECTIVE DE SAM BORENSTEIN fera également l’objet d’une exposition à Toronto et à Sackville, N.-B.


Le film Les couleurs de mon père : un portrait de Sam Borenstein, sera réédité cet été, en format DVD, par Imageries Ltée et l’Office national du film du Canada. Réalisé et animé par Joyce Borenstein, fille de l’artiste, ce film a remporté neuf prix internationaux, y compris une nomination aux Oscars (1991) et un Genie Award (1992).

Parallèlement au lancement du DVD, une rétrospective majeure des œuvres de Sam Borenstein débutera le 28 juin 2005 au Musée des beaux-arts de Montréal et durera jusqu’au 18 septembre. La rétrospective ira ensuite à la Justina Barnicke Gallery, Hart House, Université de Toronto, du 6 octobre au 3 novembre, et à l’Owens Gallery, Université Mount Allison, Sackville, N.-B., du 13 janvier au 25 février 2006.

Organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal et préparée par le Dr Loren Lerner, professeure d’histoire de l’art à l’Université Concordia, cette rétrospective comprendra 52 toiles superbes de Borenstein, peintes tout au long d’une carrière exceptionnelle qui a duré 40 ans. On y trouvera des tableaux provenant de musées et de collections privées à travers le Canada et un catalogue en couleurs écrit par le Dr Loren Lerner.

Sam Borenstein (1908-1969) est né en Lithuanie et a immigré à Montréal en 1921. Décrit comme un Expressionniste canadien, il a commencé à peindre au début des années 30 et consacre alors son talent à exprimer ses émotions sur la toile, avec l’exubérance de ses sentiments pour sa ville bien aimée et pour les Laurentides dont la palette infinie des couleurs le ravit.

Sam Borenstein peint des scènes de la vie quotidienne dans les rues de Montréal (Vue de Montréal) et dans les villages des Laurentides (L’été et Ste-Lucie). Ses portraits, tels que Composition auto-portrait, sont en même temps fascinants et mystérieux, tandis que ses natures mortes (Fleurs sauvages) évoquent avec splendeur la luxuriance de l’été laurentien.

« Les fleurs se balancent comme si elles continuaient à s’épanouir encore dans le jardin. Leurs tiges sinueuses et leurs pétales aux couleurs vives font penser à des flammes qui jaillissent et dansent. L’œuvre est composée de coups de pinceaux rapides qui ne sont pas sans rappeler une danse de la peinture » de dire le Dr Loren Lerner, à propos de la nature morte Premiers tournesols.

Comme le Groupe des sept, Borenstein croyait en la peinture en plein air et son inspiration venait directement de son interprétation de la nature. Cependant, alors que le Groupe des sept peignait des paysages lointains et sauvages, Borenstein, lui, s’intéressait aux scènes animées de la rue, aux gens simples travaillant ou se divertissant. Borenstein croyait aussi à une technique gestuelle et à une approche intuitive et spontanée, similaire à celle des Automatistes, ces grands artistes du Québec des années 40 et 50. Mais, contrairement aux automatistes, les peintures de Borenstein se réfèrent toujours, aussi subtilement que ce soit, au figuratif. Ainsi, dans cette scène de campagne intitulée Ste-Rose, Québec, le regard est automatiquement emporté par le vent, le long de la route et suit plusieurs personnages qui semblent se dépêcher, ombres abstraites obtenues simplement en quelques coups de pinceaux spontanés et naturels.

À travers ses tableaux, Sam Borenstein capture avec brio le mouvement du vent, la chaleur de l’été et les nombreuses nuances de la neige. Il sait faire transparaître la personnalité derrière les traits d’un visage et évoquer les parfums autour des fleurs. Il sait comme nul autre rendre l’invisible visible.

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